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subrahmanyakamadhenu
Description du blog :
Pour comprendre l'hindouisme, la civilisation de l'Inde. (Me demander les références si besoin est.)
Catégorie :
Blog Religion
Date de création :
24.05.2009
Dernière mise à jour :
02.02.2017

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la victoire des vrais Aryens (ou Arya)

la victoire des vrais Aryens (ou Arya)

Publié le 19/08/2012 à 21:30 par subrahmanyakamadhenu Tags : aryen vie monde homme chez dieu société histoire roman soi travail enfant livre bleu bande afrique pensées animal
la victoire des vrais Aryens (ou Arya)

(drapeau des vrais Aryens : arrière prédateurs, ennemis des divinités !)

 

 

LA VICTORE DES VRAIS ARYENS


 

OU


 

LA RENAISSANCE UNIVERSELLE


 

Pourquoi et comment l'Hindouisme peut sauver le monde

et la vie vivante des vivants
 


 

V.Chapuis : Vous avez titré votre ouvrage « La victoire des vrais Aryens » ; pourquoi ? Seriez-vous un aficionado du nazisme ?


 

Dino K. : C'est tout l'inverse, heureusement ; et pourtant, c'est justement pour cette raison que je défends le terme d'« aryen » ; parce qu'on ne sait pas encore dire : « tolérance zéro à l'encontre de toutes les formes de prédations humaines : prédations physiques, prédations économiques, ou prédations culturelles ». La prédation humaine est le seul problème, en fin de compte. Et cette prédation humaine ne doit plus être associée au terme d' « aryen », par simple honnêteté envers ceux qui ont toujours utilisé ce terme : les Indiens. Je m'explique. Les scientifiques européens – du XIXème siècle, en pleine période coloniale et raciste – ont cru bon de s'approprier ce terme d' « aryen » pour justifier les obsessions temporelles, génétiques, nationalistes, que tout « bon » Européen de l'époque partageait (les méthodes scientifiques sont objectives, certes, mais le sujet et l'interprétation des recherches des scientifiques demeurent toujours subjectives). Il fallait tout justifier par le racisme et l'idée que l'homme blanc civilisait le monde – en exploitant ses ressources et ses « sauvages » ; rares furent les intellectuels connus qui s'y opposèrent (même Victor Hugo considérait l'Afrique comme « vide d'hommes », à « civiliser ») : à part Arthur Schopenhauer, je ne vois pas d'autres intellectuels européens d'importance, célèbres, capables, par exemple, de dénoncer l'esclavage des Nègres aux Etats-Unis (Hegel, ennemi de toute philosophie indienne, soutenait l'esclavage), et de considérer le discours (populaire) sur la supériorité de la « race blanche » comme une idiotie scandaleuse. Ce faisant, Cioran a raison de dire que le nazisme fut la « dernière initiative » de l'Occident (dans Syllogismes de l'amertume), car c'était la seule fuite en avant possible pour que l'Occident ne regarde pas en face sa dépravation narcissique : d'après l'ouvrage d'Adam Hochschild, les fantômes du roi Léopold, un holocauste oublié, la colonisation belge, entre 1804 et 1908, fit, au pire, douze millions de victimes : c'est deux fois plus que la Shoah ; ce que l'on appelle la « Shoah », le génocide industriel des Juifs (qui sous-entend celui des Roms, des homosexuels, des « Asociaux », etc.), n'est, en réalité, que la logique prédatrice coloniale importée en Europe, et qu'employèrent déjà des hommes, plus ou moins athées mais de mentalité chrétienne,pour asservir des population « exotiques », les violer, au nom de quelques profits économiques déguisés en Idéal civilisateur, lié à la « valeur » du progrès (« valeur » chrétienne, si l'on se réfère à l'historien des religions Mircea Eliade), lié à la « valeur » du travail, etc. Si les textes de Rimbaud ont une importance capitale aujourd'hui, c'est aussi parce qu'il dénonce l'Européen – ou l'Occidental – dans son génie de bassesse : promouvant un monde fait pour des « consommateurs », et qu'incarnent parfaitement les lecteurs de journaux, d'actualités, les chercheurs de « modes », un monde où le poète doit se taire pour ne pas être rejeté par la société. Car un poète est toujours « inactuel », hors des vogues transitoires. En Inde, le poète se doit d'être la figure de l' « aryen » », un arya, mot qui signifie « noble » dans toutes les langues indiennes (et en perse, aussi) : mais l'on parle de la noblesse du cœur et de l'esprit ; cela n'a rien à voir avec la nation, les gènes, ces choses temporelles sans aucune importance, de toute façon, pour des gens croyant en la réincarnation, – et ainsi enrichisd'incertitudes. Le terme arya est très important en Inde (on le retrouve en Iran, puisque des mouvements de populations, considérés aujourd'hui comme mineurs et ayant très peu influencé le terroir religieux de l'Inde, ont eu lieu entre ces contrées) : les hindous, les jaïns et les bouddhistes se définissent comme étant des arya, des « aryens », des nobles. Les lois de Manou (livre 10, soutra 63) précisent que tout membre de la communauté arya (qu'il soit brâhmane/enseignant, kshatriya/guerrier, vaïshya/paysan-artisan ou shoudra/serviteur) a pour dharma (« ordre/devoir ») collectif – l'ahimsâ (« Non-violence » universelle), la véracité, l'abstention de s'approprier les biens d'autrui, la pureté et le contrôle des sens. Mais les scientifiques européens, eux, ont voulu inventer une race liée aux langues indo-européennes et à un certain type physique, une race « civilisatrice » à l'opposé du « singe » « négroïde » ou « dravidien » : ils ont oublié que même dans le Sud de l'Inde, où les langues sont dravidiennes (et non indo-européennes), et ayant des affinités avec les langues congolaises, le terme arya signifie la même chose que dans le Nord de l'Inde : le fait d'être aryen est une communauté de valeurs liées à la Non-violence universelle (Ahimsâ) : aucune « Nation » n'entre en jeu essentiellement. Le nationalisme (jalousie dissimulée en un autre péché qu'est l'orgueil), d'ailleurs, est une doctrine née en Occident, et qui pollue désormais le monde entier (le monde entier risquant de devenir européen) : l'hindouisme orthodoxe la rejette absolument. La communauté aryenne n'a donc aucun lien avec des théories racistes, nationalistes, faisant gloire à la prédation humaine : c'est en fait exactement l'inverse. La communauté aryenne combat les démons, dasyou, les ennemis des Dieux, ceux qui veulent le désordre (adharma),refusent d'obéir à l'épouse du Dieu Dharma, qui est Ahimsâ Dévî, la Déesse de la Non-violence : en ce sens (pour en revenir à ceux qui défigurèrent le mieux le terme d' « aryen »), les nazis étaient bien des démons à combattre : non pas à anéantir (car ce serait adopter une logique prédatrice, négatrice du couple Ahimsâ/Dharma), mais à rejeter catégoriquement (dès le départ) : tolérer simplement la violence, en paroles ou en actes, est déjà violence. L'hindouisme est une culture de la Non-violence, mais ce n'est certainement pas une culture pacifique, comme l'hypocrisie chrétienne (les avatars,« descentes », de Vishnou, sont souvent des guerriers royaux, mais en tant que protecteurs, luttant contre des démons tyranniques) : tendre l'autre joue après avoir été frappé rend, le plus souvent, les démons de la violence encore plus insolents. Une société aryenne, « noble », est basée sur la Non-violence universelle, ni plus, ni moins. Pas sur la vénération d'un idéalde non-violence, de paix ou de justice, qui entraîne bien des charniers et des abattoirs, pour la gloire du béni-oui-oui. Ceux qui la refusent, qui préfèrent la « loi de la jungle », eh bien ! sont à expulser dans la jungle, puisque c'est leur raison d'exister : les lois de Manou sont on ne peut plus claire sur le sujet ; les clans démoniaques ont toujours la possibilité de devenir, ou non, vertueux, aryens (« honnête homme » est aussi une façon de définir l'arya), de même qu'un homme vertueux, arya, peut devenir démoniaque, dasyou : même s'il y a un destin, des choses auxquelles on ne peut échapper, rien n'est résolument attaché à une quelconque fatalité. Pour cette raison, il ne faut pas enfermer le démon, il faut le rejeter de la société, lui refuser toute richesse matérielle et la possibilité d'en acquérir, lui apprendre l'ascèse purificatrice. Ce n'est pas l'hindouisme qui veut fixer les êtres selon leur naissance, leurs conditionnements historiques, temporels, etc. ; le discours hindou est de toujours s'en libérer : savoir aller au-delà de ce que proposent la société, nos désirs éphémères et nos réflexes conceptuels. Les sociétés démoniaques, quant à elles, veulent se suffire à elles-mêmes, se considèrent comme une fin en soi, confondant astucieusement le rôle du pouvoir temporel avec celui du spirituel, et n'aiment pas être dérangées (et la Non-violence dé-range au sens suprême du mot : les sociétés humaines tendent toutes à favoriser les prédations humaines, à se ranger du côté du plus prédateur, ce qui est naturel : seule la volonté réunie d'individus prouvant la Non-violence peut contrecarrer cet état de fait, faire vivre la culture), sociétés ennemies des Divinités qui refusent, par conséquent, la Non-violence (l'action de court-circuiter toute forme de violence) comme valeur suprême : elles préfèrent des notions vagues, trompeuses et inutiles, pour base sociale, comme « Egalité », « Foi », « Humanité », « Travail », « Raison » ou « Patrie » : mais combien d'individus ont été assassiné – ou enfermé – légalement au nom de tous ces idéalismes, ces poisons séduisant l'esprit humain en « auto-satisfaction hébétée » comme aurait pu dire Nietzsche (philosophe lui aussi défiguré par le nazisme, comme le terme d'« aryen ») ? Il ne faut pas leur laisser le champ libre. Il faut promouvoir la communauté aryenne, telle qu'elle est et demeure depuis la préhistoire indienne : à la fois souple de corps et d'esprit, capable de syncrétisme, mais solidement attachée à des principes directeurs permettant à la fois un cosmopolitisme de pensées et une volonté « kosmique », ordonnée, où la stricte hiérarchie des valeurs permet de donner sa juste place à chacun, et non d'imposer un Uniforme idéal – qui nivelle tout – pour asseoir la tyrannie de ceux qui croient posséder la Terre. Le drapeau, orné du svastika, doit flotter, et bien haut, partout dans le monde ! Car le svastika symbolise aussi la communauté aryenne...


 

Mais pour Hitler, aussi, la croix gammée symbolise les « aryens » !


 

Vous avez raison : et si Hitler, ce démon de violence qui a séduit tous les démons d'orgueil convoitant la puissance des Dieux, avait écrit que le ciel est bleu les jours de soleil, aurait-il tort pour autant ? Non, bien sûr. La croix gammée, ou svastika, symbolise effectivement les quatre membres de la société aryenne, « arya », – ou hindoue (le terme « hindou » vient des envahisseurs islamiques pour nommer les non-musulmans de l'Inde) dont j'ai déjà parlée : il y a les brâhmanes, enseignants-sacrificateurs vivant, dans l'idéal, pauvrement, au jour le jour des dons qu'on leur fait, et gérant la rétribution des richesses, brâhmanes supérieurs des kshatriya, qui sont, quant à eux, des guerriers-protecteurs permettant à chacun la sécurité et la réalisation des quatre buts de la vie (éros, gain matériel, vertus/devoirs et délivrance), kshatriya eux-mêmes supérieurs aux vaïshya, paysans-artisans qui engendrent la richesse matérielle (réelle : celle permettant de nourrir et d'embellir le monde avec des objets d'arts dédiés aux Divinités), et enfin les shoudra, serviteurs des trois premières communautés, prêtant allégeance en leur valeur (même un enfant de brâhmanes est shoudra tant qu'il n'a pas reçu l'initiation védique). Comme la société aryenne, le svastika a quatre branches, permettant l'équilibre dharmique (des devoirs) et le rayonnement de l'ahimsâ (non-violence universelle)Encore une fois, de même que Nietzsche ou le terme d'« aryen », la croix gammée n'a pas à être associée avec les raisonnements puants de ceux qui pensaient qu'une bande de débiles violents et consanguins, blonds aux yeux bleus obsédés par le temporel, le génétique, la nation, l'éphémère, devaient dominer le monde ; continuer à perpétuer cette malhonnêteté conceptuelle, ce vandalisme odieux de la culture indienne, l'une des rares qui sait promouvoir et respecter la vie à tous ces niveaux, où la vie vivante des vivants peut s'épanouir pour préserver la terre des Dieux, c'est d'une certaine manière perpétuer les manipulations idéologiques que ces démons de violence, d'ego et d'ignorance, ont voulu imposer au monde. Le svastika est un symbole essentiellement hindou, de paix, même si on le retrouve dans d'autres cultures. Le symbole du nazisme, ce n'est pas le svastika, c'est la prédation humaine, toujours effective, même depuis la fin du IIIème Reich. Le svastika signifie depuis toujours la victoire des vrais aryens, c'est-à-dire, de la Non-violence universelle, ahimsâ, garantie essentielle – et internationale – de l'ordre, du dharma (du « kosmos » chez les Grecs, de « Maat » chez les Egyptiens).


 

Mais cela est difficile à faire saisir au quidam européen !


 

Il faut que le « quidam » (de n'importe quel pays) se cultive, au lieu de collectionner des certitudes. Point à la ligne. Ainsi, il sera moins facilement séduit par des doctrines aussi prédatrices que minables, nationalistes ou socialistes. Pourtant, il suffit de voir une croix gammée pour se rendre compte qu'elle symbolise, aussi, et à merveille, cette maxime que l'on trouve dans le Véda, base sacrée de toutes les formes de l'hindouisme : « une vérité, plusieurs chemins » : le centre du svastika, c'est la vérité, mais on ne peut respecter la vérité qu'avec la nécessaire multiplicité des « points de vue » (darshan, signifiant aussi « philosophie »), pour ne pas la trahir : ce sont les quatre branches du svastika. Le svastika est souvent associé à Ganesh, Dieu de la Sagacité à tête d'éléphant, et au corps humain bedonnant ; or, il y a une histoire pan-indienne, liée à la « figure » de l'éléphant, pour signifier qu'en matière de vérité absolue, la logique humaine, et sa perception sensible, sont nettement insuffisantes pour oser prétendre à tout dogmatisme idéologique, totalitaire, inquisitorial, scientiste : Un aveugle tâte la queue d'un éléphant qu'on lui demande de découvrir, et pense, certain, qu'un éléphant ressemble à une corde ; un second aveugle touche l'oreille de l'éléphant et pense qu'un éléphant correspond à une feuille de palmier ; un troisième, encore, palpe la patte de l'éléphant et pense qu'un éléphant est pareil à une colonne ; un quatrième pose ses mains sur les flancs de l'animal et pense que l'éléphant est comme un mur, etc. Tous ont raison, de leur point de vue, mais du point de vue de la réalité authentique, impossible à atteindre en tant qu'être humain, ils ont tous torts. Nous sommes, nous tous, humains, des aveugles « touchant » l'univers qui nous entoure, et qui n'est rien d'autre que cet éléphant qui dépasse notre intellection et nos sens. En cela, Rimbaud a raison de dire que le poète est le « suprême Savant », « voyant » de l'inconnu, « par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens ». Le svastika est un symbole poétique, figurant le refus du dogmatisme, du sens-uniforme, prosaïque, fadasse, de la rigidité conceptuelle – propre aux forces démoniaques désireuses de soumettre, pour abuser. Le svastika doit être considéré pour ce qu'il a toujours été : symbole de paix, de vérité, de noblesse, d'ordre – et de son épouse, la non-violence ; c'est pour toutes ces raisons que le svastika est omniprésent en Inde.. Il faut l'utiliser. Ce n'est pas une « décoration » ornementale sans fondement.


(A SUIVRE)

 

 

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